Formation professionnelle : ce qu’un salarié doit retenir de la réforme

Vous avez peut-être entendu parler de la loi avenir, entrée en vigueur le 1er janvier 2019. Son objectif : rendre les salariés acteurs du développement de leurs compétences et simplifier l’ensemble du dispositif. Alors, si vos collaborateurs semblent un peu démunis et vous demandent une session de rattrapage, voici 4 informations majeures à leur communiquer (rassurez-vous, on est passé par là 😊).

1/Le compte personnel de formation (CPF) passe à l’euro

Les heures inscrites sur le compte personnel de formation (CPF) ainsi que les heures acquises avant le 31 décembre 2018 au titre du droit individuel à la formation (DIF) sont transposées en équivalent « euros ». Dans cette nouvelle équation, une heure équivaut à 15 euros de prestation d’accompagnement en formation. Le seuil est fixé à 500 €/an pour un salarié à temps plein (plafond max de 5 000 euros), et à 800 €/an pour un salarié non qualifié (plafond max de 8 000 euros).

2/ Le congé individuel de formation (CIF) devient le CPF de transition

Entré en vigueur au 1er janvier, le CPF de transition permet au salarié de mobiliser les droits inscrits sur son CPF pour financer une action de formation certifiante. Dans quel but ? Acquérir une qualification supérieure ou se reconvertir dans un autre métier.

3/ L’arrivée de sessions d’information sur le conseil en évolution professionnelle (CEP)

En 2019, les opérateurs du CEP devront organiser des sessions d’informations afin de faire connaître, dès le premier entretien avec un salarié ou un demandeur d’emploi, les modalités d’accès à ce dispositif gratuit. L’enjeu : étendre à tout salarié un dispositif majoritairement utilisé par les demandeurs d’emploi. Si Pôle emploi, les missions locales, l’Apec et les Cap emploi continueront à conseiller les demandeurs d’emploi, les Fongecif et les Opacif proposeront de leur côté un accompagnement aux salariés qui en font la demande.

4/ Pro-A : la reconversion ou la promotion par alternance

Ce dispositif permet aux salariés, qui ont une qualification insuffisante au regard de l’évolution des technologies ou de l’organisation du travail, de favoriser leur évolution ou promotion professionnelle et leur maintien dans l’emploi. Sont éligibles les salariés en CDI, en CDD et les salariés bénéficiaires d’un contrat unique d’insertion.

La conclusion d’un avenant au contrat de travail, précisant la durée et l’objet de l’action de formation envisagée est obligatoire. Cet avenant doit être déposé auprès de l’opérateur de compétences. Pendant sa formation, le salarié bénéficie de la protection sociale en matière d’accidents du travail et de maladies professionnelles. Lorsque la formation se déroule pendant le temps de travail, le maintien de la rémunération du salarié est assuré.

Pour plus d’infos : s’orienter vers un conseiller Agefos PME.

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